Deus Ex – Analyse de l’univers et du scénario de Deus Ex

Publié le March 3, 2010 par Kivi

Deus Ex, sorti en 2000 et édité par Eidos fait aujourd’hui figure de jeu culte et est unanimement considéré comme l’un des meilleurs jeux vidéos jamais créés.

En effet, au-delà du jeu d’action-RPG brillant au gameplay révolutionnaire, Deus Ex présente au joueur un univers hautement cohérent d’une profondeur remarquable. Warren Spector, le concepteur de Deus Ex, ne s’est pas contenté d’accumuler les poncifs cyberpunk et les clichés douteux de la science-fiction comme le font certains scénaristes de jeu vidéo plus paresseux. Son tour de force est au contraire d’avoir tiré la quintessence des idées majeures des œuvres dystopiques et d’avoir créé un monde crédible et vraisemblable dont le scénario plonge le joueur dans une société terrifiante.
Ainsi, très naturelle est la comparaison entre les univers de Deus Ex, de 1984 ou du Meilleur des Mondes tant les points communs abondent. Analysons donc l’univers de Deus Ex à la lumière des thèmes de prédilection des dystopies les plus célèbres.

1. Une société totalitaire

a) Politique et droits de l’homme
Les sociétés dystopiques décrites par George Orwell, Aldous Huxley, Ray Bradbury ou Ievgueni Zamiatine sont avant tout fondées un pouvoir totalitaire et hégémonique, que ce soit au niveau national ou mondial.
En termes politiques, Deus Ex ne dépeint pas des régimes totalitaires stricto sensu, la réalité géopolitique du monde en 2152 étant plus complexe. Les pérégrinations de JC Denton à New York, Paris, Hong-Kong nous révèlent que les gouvernements locaux n’ont dans les faits aucun pouvoir, et sont pilotés par une entité appartenant aux Nations Unies : l’UNATCO (United Nation Anti-Terrorist Coalition).
Cette organisation créée au début du XXIème siècle pour faire face aux problèmes de terrorisme, se félicite dans une de ses notes internes d’être la « police du monde », possédant ainsi toute latitude pour modeler le monde à sa guise, non pas par la violence, mais plus subrepticement, par les influences et les réseaux. L’UNATCO chapeaute toutes les décisions stratégiques des Etats-Unis (ou du moins ce qu’il en reste dans les années 2050), et dans le monde dans une moindre mesure. Le président des Etats-Unis Philip R. Mead n’est ainsi que la marionnette du directeur de l’UNATCO, Joseph Manderley.
Si l’on ajoute à ce tableau géopolitique les relations entre UNATCO, FEMA (Federal Emergency Management Agency – Agence fédérale des situations d’urgence, personnifiée par Walton Simons) et Majestic 12 (dirigée en sous-main par Bob Page), le spectre du gouvernement global et du fameux nouvel ordre mondial est clairement agité. Ce genre de pouvoir centralisé et omnipotent, telle une pieuvre aux multiples bras, est typique des sociétés contre-utopiques.
Nuançons tout de même ce jugement car, en matière de libertés humaine et politique, le monde qui nous est révélé dans Deus Ex apparait moins sombre et pessimiste que dans certaines dystopies totales telles que 1984. Néanmoins, le concept est identique dans l’absolu.

Enfin, les libertés fondamentales au sein des sociétés dystopiques sont réduites à leur minimum : les droits les plus élémentaires étant allègrement bafoués et détruits par les régimes en place. Droit de vote, droit à la propriété, liberté de culte, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir restant à peine dans la mémoire des « outsiders », des étrangers au système (tels les membres de cette communauté itinérante que Guy Montag après sa fuite dans la troisième partie de Farenheit 451).
1984 est l’exemple impeccable de la privation entière des droits humains. En effet, Big Brother administre absolument tous les aspects de la vie des citoyens, du berceau jusqu’à la mort, sans que l’individu ne puisse se rebeller ou même exprimer son opinion. Une nouvelle fois, Deus Ex ne se montre pas aussi extrême dans son approche : les individus ne sont pas modelés par le système dès la naissance, cependant, ils ne jouissent aucunement des libertés politiques et sociales basiques. Un couvre-feu généralisé et l’interdiction des rassemblent témoignent de cette absence des droits fondamentaux.

b) Les abus technologico-sécuritaires
Les auteurs de science-fiction débordent de créativité quant aux moyens de priver l’individu de ses droits les plus fondamentaux. Les avancées technologiques décrites dans les œuvres dystopiques autorisent ainsi un contrôle permanent et total sur la population.
Le Parti, par l’intermédiaire de systèmes de vidéosurveillance omniprésents (les télécrans), surveille constamment l’individu dans 1984. Impossible d’y échapper : seul un membre du Parti peut les couper, et que ce soit au travail, chez soi ou dans les lieux publics, les télécrans oppressent et abrutissent. Les écrans de télévision dans Farenheit 451 remplissent la même fonction : la femme de Guy Montag, Mildred, manipulée et liquéfiée par cet asservissement constant.
En termes de pression sécuritaire, les impressionnants robots miliaires patrouillant jour et nuit ainsi que les innombrables caméras qui ornent chaque coin de rue du monde de Deus Ex ne sont finalement qu’un détail à la vue des intégrations nano-technologiques effectuées sur le corps manufacturé de JC Denton. Ses nano-implants permettent en effet à la hiérarchie de l’UNATCO d’exercer une surveillance continue de ses faits et gestes. Rien ne leur échappe : la moindre pensée déviante serait immédiatement détectée et réprimée. De plus, un dispositif d’auto-destruction donne la possibilité de « terminer » un individu à distance : grâce à la technologie, les gouvernements possèdent droit de vie et de mort sur ses administrés.

Afin de corroborer cet état de fait, l’intelligence artificielle Morpheus, en analysant les origines et motivations de JC Denton, révèle par la même occasion les aspects liberticides (et toutefois rassurants pour la plèbe) de la cyber-surveillance généralisée mise en place par le pouvoir :
« Les êtres humains aiment à être regardés. Le besoin d’être observé et compris était satisfait par Dieu, fut un temps. Nous pouvons à présent remplir le même rôle grâce à des algorithmes compulsant des données. Dieu et les divinités étaient des entités qui observaient, jugeaient et punissaient. Toute autre considération était secondaire. Le corps humain est idolâtre par nature. Ce furent d’abord les dieux, puis la célébrité (la contemplation et le jugement d’autrui), suivront les systèmes [informatiques] conscients de leur existence que vous avez créés pour exercer un jugement et une observation omniprésents. L’individu souhaite être jugé et contrôlé. Sans ce désir, la cohésion des groupes est impossible, sans parler des civilisations elles-mêmes. »
Ainsi, les progrès technologiques des mondes dystopiques n’ont bien qu’une utilité intrinsèque : espionner et contrôler les pensées des citoyens.

c) Discours et novlangue
Deus Ex reprend à sa manière la novlangue de 1984. Sans pour autant pervertir la langue et la simplifier à outrance en la vidant entièrement de son sens (afin d’abêtir l’individu), la voix unique de l’UNATCO serine et ressasse sa propagande en érigeant les mots « liberté » et « paix » face aux groupuscules anti-terroristes.
Une conversation engagée avec Chad Dumier, membre de Silhouette, lors de la prise d’otages dans les catacombes de Paris, est lourde de sens et reflète parfaitement le machiavélisme du verbe en apparence pro-libertaire de l’UNATCO.
« Le discours de Washington a mieux réussi à écraser nos libertés que toutes les armées et forces de police de la planète. Lorsque les notions de paternalisme et d’intimidation gouvernementaux sont remplacées par “se libérer de l’emprise du terrorisme” ou “se libérer de l’emprise du crime”, la notion de liberté elle-même n’a plus aucun sens. A l’instar de Bakhtin qui a décrit le roman comme étant une compétition entre les différentes “langues”, nous décrivons la culture elle-même, qui se nourrit des bouleversements et des soulèvements. La culture, qui est par définition un puits de sens partagé, inspire des conflits bien plus destructeurs que les disputes concernant des territoires géographiques. Le Sens n’existe pas en soi. C’est un ordre imposé par des individus détenant tout un arsenal de moyens de communication. La guerre qui nous entoure est un conflit sur le sens même des mots. »
Ceci montre en effet le pouvoir total de la langue et du discours dans les sociétés autocratiques de Deux Ex ou de 1984.

2. L’annihilation de l’être humain

L’une des premières caractéristiques des dystopies et de l’univers Deux Ex a fortiori est l’annihilation de la personne humaine. Si notre société contemporaine n’est qu’une exaltation acharnée de l’individu et de l’égocentrisme, les contre-utopies décrivent généralement un univers où l’être n’est plus que l’infime et insignifiant rouage d’une machinerie immense qui le dépasse. Les individus n’ont qu’une fonction : produire et faire perdurer le système. Pire, il n’a parfois plus rien d’intrinsèquement humain : les individus y sont désignés par un chiffre ou par un numéro de série comme dans « Nous Autres » d’Ievgueni Zamiatine et « Un bonheur insoutenable » d’Ira Levin .
De la même manière, les « prolétaires » sous-classe que George Orwell décrit dans son roman représente 90% de la population d’Oceania : une main d’œuvre bon marché s’entassant dans des banlieues sans fin et servant de chair à canon lors des interminables et artificielles guerres entre Estasia, Eurasia et Oceania.
Dans le cadre de la guerre anti-terroriste menée par l’UNATCO et le gouvernement mondial de Deus Ex, les êtres humains sont relégués à l’état d’animal : sans-domicile et junkies forment la majorité de la population. Anonymement, ils meurent de la peste grise faute de soins, les hôpitaux délabrés et quasiment abandonnés n’octroyant le vaccin Ambroisie qu’aux castes fortunées. Les journaux font mention de millions de décès dus à la peste sans que cela ne provoque la moindre réaction : le destin de l’être humain en 2052 dans l’univers de Deus Ex est de souffrir, servir et mourir. Il ne vaut pas mieux que les rats qui pullulent dans les rues désertes de Hong-Kong ou de Paris. L’individu est même considéré comme nuisible, comme le montre cet email marquant que reçoit JC Denton à New York :
« Si la vie vous paraît trop insupportable, trop ennuyeuse, trop impersonnelle, alors l’heure est venue de reprendre le contrôle des choses, et donc de faire un choix qui, en définitive, est le seul que vous ayez jamais eu : la mort. N’écoutez pas ceux qui considèrent ce choix courageux comme un acte d’égoïsme! Fort au contraire, compte-tenu de la diminution des ressources naturelles de notre monde, la disparition volontaire est un acte de générosité envers ceux qui vous survivront. Un amendement récent du Congrès américain autorise le payement immédiat d’une prime de 10 000 crédits au bénéficiaire de votre choix dès que vous aurez rendu cette âme dont vous n’avez que faire. Alors pensez à l’agréable surprise que vous ferez à votre famille et à vos amis, et rendez-vous sans plus attendre dans l’une des accueillantes cliniques de KVORK, Inc. Nous saurons vous apporter toute l’aide nécessaire afin que vous puissiez être rapidement soulagé de l’insupportable fardeau de la vie. »
Le cynisme de Deus Ex est tel que l’humain est nuisible et seules la mort et l’annihilation de l’âme par le suicide présentent quelque bénéfice pour le système : le nihilisme à son paroxysme.

3. Une société paranoïaque

L’annihilation de la personne s’accompagne dans les œuvres dystopiques d’une paranoïa rampante et poussée à l’extrême. Le citoyen est constamment encouragé à dénoncer voisins et amis, les individus se liguent les uns contre les autres pour ne pas disparaitre ; méfiance et suspicion règnent en maître.
Ce concept est directement inspiré de l’histoire russe et de la Grande Terreur des années 1930 sous Staline. Selon François-Xavier Nerard : « les enfants dénonçaient leurs parents, les adultes les enfants, tous dénonçaient à une échelle que l’humanité n’avait jamais connu, probablement même pas à l’époque des guerres de religion et de l’extermination des hérétiques ». Tout est envisageable pour s’accaparer les biens d’autrui, se venger aveuglément, ou simplement survivre ; la dénonciation de l’ennemi intérieur permet d’affermir la mainmise du système totalitaire sur sa propre population. Après tout, le meilleur ennemi de tout un chacun n’est-il pas soi-même ?

Le film d’anticipation Brazil (1985 – Terry Gilliam) est parsemé de posters de propagande édifiants : « Be Safe: Be Suspicious » (Soyez en sécurité, soyez méfiant), « Suspicion Breeds Confidence » (De la suspicion nait la confiance), « Don’t suspect a friend, report him » (Ne soupçonnez pas un ami, dénoncez-le). Ces mots d’ordre sont martelés à envi jusqu’à s’affirmer dans l’inconscient collectif des (sous-)membres de la société. Dans l’allégorie dystopico-communiste de la Ferme des Animaux de George Orwell, la paranoïa du chef Napoléon entraine une terreur et des exécutions arbitraires rappelant évidemment les procès de Moscou entre 1936 et 1938. Enfin, les enfants endoctrinés dans 1984, sont eux aussi incités à dénoncer leurs parents « au moindre symptôme de manque d’orthodoxie ».

Deus Ex reprend lui aussi très habilement ce thème de la paranoïa et collectionne les bulletins poussant à la dénonciation et l’accusation gratuite. On découvre ainsi cet extrait d’article de journal à Hell’s Kitchen :
« Plus prosaïquement, le terrorisme progresse parce que ses protagonistes réussissent à se dissimuler dans l’ombre de leurs concitoyens, mais c’est sans compter sur le meilleur réseau de renseignements du pays: le peuple américain. Comment détecter un terroriste? Il a toutes les chances de présenter certaines des caractéristiques suivantes. Il est étranger. Il a des opinions péremptoires en matière de politique ou de philosophie. Il pose des questions sur votre travail, et plus particulièrement si vous exercez une activité dans le domaine technologique. Il passe plus de temps que la moyenne sur le Net. Il s’intéresse à la chimie, à l’électronique ou aux ordinateurs. Il commande beaucoup de choses par correspondance. Il prend des photos des sites médiatico-stratégiques.
Il s’agit d’une liste non-exhaustive qui regroupe néanmoins les principales caractéristiques du terroriste moderne. Au moindre doute sur un individu, signalez-le aux forces de police locales qui ont toute latitude pour mener une enquête approfondie sur un suspect. Mieux vaut se tromper qu’être trompé. Pour dormir tranquille, ne dormez que d’un œil. »

Cette description glaçante de l’archétype terroriste correspondrait typiquement au pirate informatique Thomas/Neo de Matrix (1999 – Andy et Larry Wachowski).
A ces directives gouvernementales très représentatives d’une société paranoïde s’ajoutent des communiqués réguliers émis par Joseph Manderley (le directeur de l’UNATCO) quant aux supposés ennemis de la nation américaine et du monde par extension. Intitulés « connaître son ennemi », ils diabolisent les mouvements terroristes tels que Silhouette ou les NSF (forces Nationalistes Sécessionnistes Fondamentalistes) et d‘autres groupuscules plus ésotériques (Templiers, X-51). Ils sont présentés au public comme une menace imminente pour l’intégrité du pays et selon l’UNATCO, dénoncer leurs membres se révèle bien entendu le meilleur moyen de lutte.
Une réplique tirée du le film cyberpunk Strange Days (1995 – Kathryn Bigelow) résume tout à fait cette idée : « The issue’s not whether you’re paranoid […], the issue is whether you’re paranoid enough » (la question n’est pas de savoir si vous êtes paranoïaque, mais si vous l’êtes suffisamment). Cette phrase renvoie un écho tout particulier dans les univers dystopiques que nous évoquons.

4. Le mythe du sauveur Deus Ex Machina

« Connaitre son ennemi pour mieux le combattre ». L’un des thèmes récurrents de la science-fiction de manière générale est celui du héros : l’individu lambda, qui toute sa vie a collaboré et intégré les valeurs du pouvoir global en place et qui se retrouve ensuite de l’autre côté du mur.
L’on pense ainsi à Guy Montag dans Farenheit 451, docile pompier de son état, brûlant les livres interdits sans remise en question aucune avant de s’allier avec les dissidents, ceux-ci même contre lesquels il était censé lutter lorsqu’il n’était qu’un simple pion du système. Même si son implication est moindre, Julia, la jeune femme du commissariat aux romans que Winston rencontre lors des Deux Minutes de la Haine, est une apparition à la fois libératrice et destructrice : leur connaissance, leurs frasques et découvertes les mèneront à leur perte, car allant à l’encontre des ordres dictés par la Police des Pensées.
Le JC Denton de Deux Ex est quant à lui créé et manufacturé par les décideurs (en l’occurrence les Majestic 12 grâce à la bienveillance des Nations Unies), ceci afin d’être utilisé comme arme de dissuasion anti-terroriste : une personne malléable et corvéable à merci, née pour servir le système et le perpétuer. L’ « objet » se retourne alors contre son créateur et précipite sa chute ; le héros, pourfendeur ultime de la liberté et de la vérité, est souvent celui qui a été programmé pour combattre ces mêmes valeurs.
On remarque ici le rôle primordial joué par le « catalyseur révolutionnaire », c’est-à-dire la personne qui provoque chez le sauveur la prise de conscience salvatrice. Souvent un proche ou un membre de la famille, il ou elle accompagne le héros dans son cheminement intellectuel, en lui glissant peu à peu des indices sur la réalité du monde qui l’entoure : Clarisse Mc Clellan, Paul Denton, Morpheus, Julia, le grand-père Jan, etc.
Ce catalyseur de pensées disparait dès lors que le sauveur s’affranchit de son idiosyncrasie pro-systémique : si la voisine de Guy Montag, considérée comme « déviante », se fait subitement enlever par les autorités pour ne plus jamais réapparaitre, Paul Denton, est lui victime d’un raid organisé par les fameux « Men in Black ». Toutefois, une subtile astuce scénaristique et ludique peut permettre au joueur de garder Paul en vie mais quoiqu’il arrive, ses responsabilités restent ensuite très confidentielles.
L’allégorie quasi-prophétique du catalyseur est à noter : nous sommes en présence d’un érudit qui illumine et éclaire le héros, qui guide vers le chemin de la connaissance sans jamais contraindre, qui se sacrifie pour faire place au sauveur.

A l’aune de ces éléments, nous voyons en effet que Deus Ex est digne des dystopies les plus sombres jamais imaginées et en reprend les traits majeurs en les intégrant dans un univers caractéristique, sans pour autant pousser à la caricature. Dix ans après sa sortie, l’on s’étonne encore de la rare pertinence et de la maturité des propos de Deus Ex. Les excès sécuritaires ayant suivi la promulgation du Patriot Act ne ressemblent-ils pas comme deux gouttes d’eau aux directives liberticides du gouvernement mondial de l’UNATCO ?

3 Commentiares Pour Ce Billet

  1. Xymatra Says:

    Félicitation pour cette véritable thèse !
    Le terme science fiction prend une réel signification avec Deus ex, car il aborde les aspects principaux et fondamentaux du genre:
    Le moral, la société, la science et la place de l’homme la dedans à un moment précis.
    Ce sont des aspects créaient et considérer comme les bases du genre depuis ça création dans la littérature.
    Le terme SF n’a malheureusement pas la même valeur aujourd’hui car on qualifie très rapidement un jeu ou un film de science fiction uniquement par leur esthétique.
    C’est un genre qui devient moins populaire aujourd’hui du fait que diverses nouvelles des année 80 sur les année 2000 se sont avérées exactes.

  2. Guillaume Says:

    Un article très intéréssant ! Ca me permet de jeter un oeil différent sur Deus Ex n’ayant pas encore eu l’occasion de lire “1984″ ou d’autres oeuvrent qu’on peut qualifier (peut-être grossièrement) de “cyberpunk”.

    (Quant au prochain Deus-Ex, on reste sceptique)

  3. LeFlou Says:

    Excellente analyse pleine de références intéressantes.
    Lecture vraiment passionnante, bravo :)

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