Eternelle Elbereth

Publié le February 18, 2010 par Kivi

Les terres émergentes de l’Est engendrent secrètement les semences de l’Enfer. Vents de tempête et mers effervescentes enterrent les plèbes hébétées de l’Eden. Elfes et fées, en détresse, errent, s’empêtrent et cèdent en brèche. En réflexe, de sveltes et fervents éphèbes s’empressent de tendre les épées de fer et de dresser les herses. Echec ! L’Eden, légende éphémère et terre de clémentes déesses, est encerclé.
L’éternelle Géhenne, tellement exécrée, déverse densément ses relents de peste et éventre les mers. Elle pénètre l’Eden en déshérence et fend nettement ses défenses en de lentes percées ; les ténèbres s’étendent.

Elbereth, mère de l’Eden, déesse éthérée, entend les thrènes des ménestrels. Les pensées nées en elle se mêlent et se perdent : « Pêcher, est-ce réellement dégénérer ?»
Elle prend sceptre et emblème, restés en berne et se rebelle. Elle fédère l’ensemble de ses membres : clercs, pères, prêtresses, prêtres. Ses gestes désespérés et ses excès de véhémence permettent de démembrer les effrénés cerbères de l’Enfer. L’épée d’Elbereth venge les plèbes décédées de l’Eden.

Cernés, sévèrement blessés, les cerbères et ces espèces de bêtes décérébrées, tremblent, blêmes, et ensemble, se rendent. L’Eden se relève. Derechef, les vertes herbes régénèrent. Elbereth tend le célèbre sceptre ; elle est encensée, vénérée : l’Eden est éternel.

eden

Les terres émergentes de l’Est engendrent secrètement les semences de l’Enfer. Vents de tempête et mers effervescentes enterrent les plèbes hébétées de l’Eden. Elfes et fées, en détresse, errent, s’empêtrent et cèdent en brèche. En réflexe, de sveltes et fervents éphèbes s’empressent de tendre les épées de fer et de dresser les herses. Echec ! L’Eden, légende éphémère et terre de clémentes déesses, est encerclé.

L’éternelle Géhenne, tellement exécrée, déverse densément ses relents de peste et éventre les mers. Elle pénètre l’Eden en déshérence et fend nettement ses défenses en de lentes percées ; les ténèbres s’étendent.

Elbereth, mère de l’Eden, déesse éthérée, entend les thrènes des ménestrels. Les pensées nées en elle se mêlent et se perdent : « Pêcher, est-ce réellement dégénérer ?»

Elle prend sceptre et emblème, restés en berne et se rebelle. Elle fédère l’ensemble de ses membres : clercs, pères, prêtresses, prêtres. Ses gestes désespérés et ses excès de véhémence permettent de démembrer les effrénés cerbères de l’Enfer. L’épée d’Elbereth venge les plèbes décédées de l’Eden.

Cernés, sévèrement blessés, les cerbères et ces espèces de bêtes décérébrées, tremblent, blêmes, et ensemble, se rendent. L’Eden se relève. Derechef, les vertes herbes régénèrent. Elbereth tend le célèbre sceptre ; elle est encensée, vénérée : l’Eden est pérenne.

2 Commentiares Pour Ce Billet

  1. Kivi Says:

    Un court texte que l’OuLiPo n’eut pas renié.

  2. Stéphanie Says:

    Oui je te vois bien comme un “rat qui se construit tout seul un labyrinthe pour en trouver lui-même la sortie” :)

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